Cette sensation bizarre #Force

Depuis samedi, je suis un peu à l’ouest comme si j’étais en transition entre deux mondes.. Une sensation, cette sensation bizarre …

Cette sensation

 

Ma petite soeur nous a quitté samedi matin, j’ai pleuré, je pleure encore.
Je suis à l’écart de tout, je m’occupe de beaucoup de choses pour me changer l’esprit.
Le plus difficile ait de voir ma maman pleurer sans que je ne puisse rien changer.
De voir mon beau frère mal sans que je ne puisse l’aider.
Je m’occupe de mes amours mais je suis absente..
Je suis déconnectée de tout, je regarde tout ca comme si j’étais simple spectatrice, comme si il y avait deux mondes différents.
Une sensation bizarre en moi

J’ai l’impression d’être deux personnes à la fois.
L’une qui pleure d’avoir perdu sa moitié, qui n’arrive plus à trouver le sommeil et qui s’écroule en sanglot la nuit quand elle est seule
Et l’autre qui a juste envie de profiter de la vie comme jamais, qui a envie de se relever, de se réveiller maintenant pour croquer la vie à pleine dent.

Avant je n’aurais jamais trouver la force et le courage de me relever après une épreuve comme celle-ci.
Aujourd’hui, ma petite soeur m’a juste donné une leçon de vie en se battant contre tout et en n’abandonnant jamais.
C’est ce qu’elle m’a transmise, ne jamais abandonner et trouver la force en tout ce qui nous entoure.

Ma force aujourd’hui c’est ma famille, sa famille, notre famille et ma soeur qui vit à travers moi et qui me donne sa force à elle.

Cette sensation est bizarre d’un coup je peux pleurer et juste après avoir l’envie de danser une gigue que ma soeur aimait tant.
Alors oui aujourd’hui je pleure mais demain je serai la, battante comme jamais, profitant de la vie pour deux.
Il va y avoir des coups de mou, je le sais mais je sais qu’elle ne sera pas bien loin pour me dire  » Ta fini de pleurer la?  Non mais bouge tes fesses » mais je suis bien entourée, très bien entourée même pour qu’on me rebooste.

On m’a peut-être arraché mon pilier, mon double sur cette terre mais elle est la quelque part a me donner toute sa force et plus.

Je continuerai notre bébé, notre blog, à écrire, à vous parler, il y aura des coups de gueule comme il y en a toujours eu, des tests, des coups de coeur, des articles personnels quand je me sentirai le besoin d’écrire et tout.

J’ai pris un revers mais je me relève et pas seule, nous sommes deux et nous serons toujours deux ici et ailleurs.

Je ne parlerai pas d’elle au passé parce qu’elle vit toujours à travers moi

Ma soeur, ma force à jamais qui me permet de ne pas flancher, de voir le bonheur, de profiter après une telle épreuve.

Cette sensation bizarre c’est d’avoir beaucoup plus de force, sa force pour continuer à avancer

 
Je vous remercie tous pour vos petits mots, vos mp, vos partages en ces jours difficiles cela compte beaucoup pour moi cette page et ce blog.

D’autres billets personnels arriveront pour remercier tout le monde et pour un cadeau spécial qui sera fait en juillet, je vous montrerai tout cela en espérant que vous ne partiez pas entre temps.

Du bonheur au cauchemar, cette infime limite

Aujourd’hui, un article personnel qui raconte comment nous pouvons passer du bonheur au cauchemar en quelques instants.

Du bonheur au cauchemar, cette infime limite


La semaine du 5 mai grâce à de merveilleuses personnes (merci encore), nous passions quelques jours dans un sublime gîte en famille, nous sommes arrivés le mardi dans l’après midi.
Quand je dis famille c’est la famille entière, la famille de ma sœur avec son chéri et ses deux enfants, ma maman et ma famille c’est à dire mon chéri et mes deux amours.
Mon frère est venu passer une journée avec nous.
Cynthia était très fatiguée mais heureuse d’avoir pu venir parce qu’avec ses soucis ce n’était pas gagné.

Le mercredi nous avions passé notre après midi dans la piscine, j’étais contente de voir Cynthia pouvoir profiter de la piscine chauffée pendant quelques heures.
C’est le seul endroit ou elle ne souffrait pas, enfin pas trop.
Même si elle ne pouvait pas parler, ce dont on n’avait pas forcément besoin vu que nous arrivons à nous comprendre d’un simple regard.
Elle était heureuse d’être avec nous et de voir ses loulous s’éclater, c’est tout ce qui comptait pour moi

Après une nuit difficile, elle a du être amener à l’hôpital vers midi (Jeudi), nous avions réservé le gîte jusqu’au samedi impossible de partir en même temps qu’elle et surtout elle ne le voulait pas.
Ses mots étaient PROFITER, Profitez pour moi.

J’ai pleuré quand elle est partie, mais pour elle j’ai vite séché mes larmes et profiter comme elle nous l’avait demandé j’ai profité avec mes neveux, mes loulous…
Mon bof et ma maman alternaient les jours et les nuits pour que Cynthia ne reste pas seule à l’hôpital.
Je demandais des nouvelles régulièrement à ma maman, mon bof et je parlais par sms, mp avec Cynthia et surtout pour connaître son état d’esprit et lui raconter des bêtises pour la rebooster

Les nouvelles n’étaient pas top mais pas catastrophique.
Le samedi je recevais un sms tout joyeux qui me disait « J’ai bu » de ma sœur.
Elle n’avait pas mangé et bu depuis quelques jours.
C’était la meilleure nouvelle de la journée, un petit sms qui annonçait une victoire.

Et le dimanche BIM le coup de téléphone ou tout bascule.
Voilà pourquoi ce titre, « du bonheur au cauchemar, cette infime limite ».
Ma maman qui m’annonce que ma sœur n’arrive plus à utiliser son côté gauche, qu’elle partait en direction du scanner pour comprendre cette paralysie.

Je raccroche, je ne réalise pas, je pleure en étendant mon linge.
Puis vient un autre coup de téléphone et la c’est l’annonce qui changera ma vie.

« Ta petite sœur a fait un AVC, elle ne se réveillera plus, tu dois venir la voir.. »
Je raccroche, j’ai pleuré, pleuré, pleuré pendant des heures en attendant que la sieste des enfants se termine pour que nous puissions partir en direction de l’hôpital.

J’arrive à l’hôpital, je la vois et je pleure.
Pleure de tristesse, pleure de colère, pleure d’incompréhension…
Ma petite sœur contente d’avoir gagné un nouveau combat en buvant ce simple verre d’eau n’allait plus se réveiller et allait partir rejoindre les étoiles dans quelque temps.

Les médecins ont finalement remis leur diagnostic et nous ont dit que c’était une intoxication aux métaux lourds du à la chimiothérapie, cela lui avait causé des œdèmes au cerveau, qu’elle pourrait peut être se réveiller, qu’il fallait attendre.
Nous espérons à nouveau, encore nous croyons au miracle.

Puis le lendemain ils nous ont finalement dit que les œdèmes avaient causé des dégâts…
Qu’elle ne pourrait plus faire de chimio donc plus d’espoir de faire ralentir la maladie.
Pour faire simple, j’allais perdre ma petite sœur et on ne pourrait rien y faire, rien y changer…

Cela fait un peu plus d’une semaine que ma petite sœur dort, une semaine que je passe la voir une journée sur deux pour passer du temps, un maximum de temps auprès d’elle.

Je pleure tous les jours parce que petit à petit on m’enlève une partie de moi.
Tout me manque et j’ai encore du mal à réaliser, comprendre…

Il va me falloir du temps pour me remettre, beaucoup de temps en fait, mais je vais y arriver pour elle, elle qui avait la joie de vivre, qui me disait de profiter de chaque instant.

Cet article, je l’ai écrit pour vous dire qu’il y a deux semaines nous touchons au bonheur et qu’en quelques jours tout est parti.
Une tablette cassée, un problème de voiture, je vous l’accorde cela fait carrément chier mais ce n’est que du matériel.
Pensez y

Il faut profiter de chaque instants car ils sont tous précieux, croyez moi.
Les regrets arrivent très vite et si vous faites en sorte de toujours profiter vous en aurez le moins possible parce que c’est ce qu’il fait le plus mal.

Du bonheur au cauchemar…. A nous de savourer chaque instant de la vie avant de nous rendre compte que nous perdons ce que nous avons de plus cher, l’amour.

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