Du bonheur au cauchemar, cette infime limite

Aujourd’hui, un article personnel qui raconte comment nous pouvons passer du bonheur au cauchemar en quelques instants.

Du bonheur au cauchemar, cette infime limite


La semaine du 5 mai grâce à de merveilleuses personnes (merci encore), nous passions quelques jours dans un sublime gîte en famille, nous sommes arrivés le mardi dans l’après midi.
Quand je dis famille c’est la famille entière, la famille de ma sœur avec son chéri et ses deux enfants, ma maman et ma famille c’est à dire mon chéri et mes deux amours.
Mon frère est venu passer une journée avec nous.
Cynthia était très fatiguée mais heureuse d’avoir pu venir parce qu’avec ses soucis ce n’était pas gagné.

Le mercredi nous avions passé notre après midi dans la piscine, j’étais contente de voir Cynthia pouvoir profiter de la piscine chauffée pendant quelques heures.
C’est le seul endroit ou elle ne souffrait pas, enfin pas trop.
Même si elle ne pouvait pas parler, ce dont on n’avait pas forcément besoin vu que nous arrivons à nous comprendre d’un simple regard.
Elle était heureuse d’être avec nous et de voir ses loulous s’éclater, c’est tout ce qui comptait pour moi

Après une nuit difficile, elle a du être amener à l’hôpital vers midi (Jeudi), nous avions réservé le gîte jusqu’au samedi impossible de partir en même temps qu’elle et surtout elle ne le voulait pas.
Ses mots étaient PROFITER, Profitez pour moi.

J’ai pleuré quand elle est partie, mais pour elle j’ai vite séché mes larmes et profiter comme elle nous l’avait demandé j’ai profité avec mes neveux, mes loulous…
Mon bof et ma maman alternaient les jours et les nuits pour que Cynthia ne reste pas seule à l’hôpital.
Je demandais des nouvelles régulièrement à ma maman, mon bof et je parlais par sms, mp avec Cynthia et surtout pour connaître son état d’esprit et lui raconter des bêtises pour la rebooster

Les nouvelles n’étaient pas top mais pas catastrophique.
Le samedi je recevais un sms tout joyeux qui me disait “J’ai bu” de ma sœur.
Elle n’avait pas mangé et bu depuis quelques jours.
C’était la meilleure nouvelle de la journée, un petit sms qui annonçait une victoire.

Et le dimanche BIM le coup de téléphone ou tout bascule.
Voilà pourquoi ce titre, “du bonheur au cauchemar, cette infime limite”.
Ma maman qui m’annonce que ma sœur n’arrive plus à utiliser son côté gauche, qu’elle partait en direction du scanner pour comprendre cette paralysie.

Je raccroche, je ne réalise pas, je pleure en étendant mon linge.
Puis vient un autre coup de téléphone et la c’est l’annonce qui changera ma vie.

“Ta petite sœur a fait un AVC, elle ne se réveillera plus, tu dois venir la voir..”
Je raccroche, j’ai pleuré, pleuré, pleuré pendant des heures en attendant que la sieste des enfants se termine pour que nous puissions partir en direction de l’hôpital.

J’arrive à l’hôpital, je la vois et je pleure.
Pleure de tristesse, pleure de colère, pleure d’incompréhension…
Ma petite sœur contente d’avoir gagné un nouveau combat en buvant ce simple verre d’eau n’allait plus se réveiller et allait partir rejoindre les étoiles dans quelque temps.

Les médecins ont finalement remis leur diagnostic et nous ont dit que c’était une intoxication aux métaux lourds du à la chimiothérapie, cela lui avait causé des œdèmes au cerveau, qu’elle pourrait peut être se réveiller, qu’il fallait attendre.
Nous espérons à nouveau, encore nous croyons au miracle.

Puis le lendemain ils nous ont finalement dit que les œdèmes avaient causé des dégâts…
Qu’elle ne pourrait plus faire de chimio donc plus d’espoir de faire ralentir la maladie.
Pour faire simple, j’allais perdre ma petite sœur et on ne pourrait rien y faire, rien y changer…

Cela fait un peu plus d’une semaine que ma petite sœur dort, une semaine que je passe la voir une journée sur deux pour passer du temps, un maximum de temps auprès d’elle.

Je pleure tous les jours parce que petit à petit on m’enlève une partie de moi.
Tout me manque et j’ai encore du mal à réaliser, comprendre…

Il va me falloir du temps pour me remettre, beaucoup de temps en fait, mais je vais y arriver pour elle, elle qui avait la joie de vivre, qui me disait de profiter de chaque instant.

Cet article, je l’ai écrit pour vous dire qu’il y a deux semaines nous touchons au bonheur et qu’en quelques jours tout est parti.
Une tablette cassée, un problème de voiture, je vous l’accorde cela fait carrément chier mais ce n’est que du matériel.
Pensez y

Il faut profiter de chaque instants car ils sont tous précieux, croyez moi.
Les regrets arrivent très vite et si vous faites en sorte de toujours profiter vous en aurez le moins possible parce que c’est ce qu’il fait le plus mal.

Du bonheur au cauchemar…. A nous de savourer chaque instant de la vie avant de nous rendre compte que nous perdons ce que nous avons de plus cher, l’amour.

36 thoughts on “Du bonheur au cauchemar, cette infime limite”

  1. Tellement triste mais tellement vrai. Je vie à fond et je profite à fond depuis fin 2013 et encore plus depuis le 31 mars 2016. Nous avons perdu un ami que je considérais faisant parti de la famille, il était comme mon père . Bon courage dans cette terrible épreuve. Gros bisous à Cynthia.

  2. coucou ma belle
    comme je te comprend …. je vis avec beaucoup de regret depuis la mort de mes jumeaux …. c’est dur tout ça très dur mais nos enfants nous boost ! ne lâche rien accroche toi à eux vit pour ta soeur qui veillera de la haut sur vous tous !!!! et je dirais à mes petits anges de s’occuper d’elle tu verra elle sera entre de bonnes petites mains 😉
    bisous les belles je pense très fort à vous

  3. c’est vraiment un très beau texte, très triste et en même tant tellement vrais ! je vous souhaite à vous et votre famille de surmonter au mieux, avec du temps, beaucoup de temps cet instant tragique.

  4. Cela fait réfléchir sur les problèmes qu’on se pose au quotidien et qui sont si insignifiants et sur le fait qu’on devrait profiter de chaque instant comme si c’était le dernier ……
    Pour Cynthia et cette saloperie de maladie , je me souviens du post où elle disait qu’elle avait une mauvaise nouvelle et qu’elle avait besoin de réconfort , je lui avais envoyé des photos marrantes … ne m’attendant pas à ca !!!!! Son courage de vaincre et de vivre aura été fort … Mais de lire ce qu’elle a dû subir me peine et m’attriste au plus haut point !!! …. Et toi Jennifer tu as le courage d’en parler , je n’ose imaginer votre détresse toi , ta maman , votre famille , son mari , ses enfants … Personne ne devrait avoir à subir de tels moments et de telles souffrances !!!
    Je suis de tout cœur avec vous ” les frangines ” … Je vous embrasse fort .
    Sandrine

  5. Positive attitude, je me le répète chaque jour… Cynthia est une warrior, et elle le restera jusqu’au bout! Je vous garde toutes les deux bien au chaud dans mes pensées, et toute votre famille aussi. Une grosse dose de bisoucaments (malheureusement ça ne guérit pas tout, mais ça fait du bien au cœur et au moral). ❤️

  6. C’est très émouvant ce que tu écris et surtout très juste! On ne se rend pas compte de ce que l’on a tant qu’on ne l’a pas perdu… Je suis de tout coeur avec toi et avec toute ta famille. Je pense fort à ta petite soeur… courage…

  7. Continues surtout a écrire , à parler avec nous . C’est deja une belle chose . Tu partage encore avec ta soeur ses merveilleux moments
    Nous sommes toutes la . À te lire et à ré soutenir et à t’envoyer pleins de bisous
    Plutôt à vous envoyer plein de bisous
    Courage

  8. Coucou ton texte et juste magnifique et réaliste . Ces vrai que dans la vie ont profites pas asser de nos familles. On ce rend pas compte du bonheurs que ces merci pour ton texte sa fait vraiment réfléchir. En le lisant j’en et même pleurer. Que dire à part vous envoyer toutes les ondes positive et mes pensée et tout le courage du monde gros bisous a vous je pense fort à vous ❤❤❤

  9. Aucun mot ne pourra soigner ta blessure.alors je peux juste t’envoyer des bisous de réconfort et de soutien à Cynthia qui est une femme si admirable. Et je vais essayer de profiter de chaque instant pour rendre hommage à toutes ces personnes si forte devant cette difficulté et qui n’ont malheureusement pas la chance de pouvoir se plaindre de futilités comme nous pouvons le faire si souvent.
    Encore pleins de gros bisous pour toi pour Cynthia et pour toute votre famille.

  10. juste <3
    j'ai été là dans chacune de ces étapes et tu sais que je serais là dans les suivantes aussi… quand tu pleureras, quand tu auras le sourire… quand tu criera à la vie : PROFITER et quand tu n'en auras pas la force…
    bref je t'aime ma Jenn et tu pourras toujours compter sur moi

  11. pffffffff que de tristesse. la vie est injuste!!!!!!!!!!!!!!! de tout cœur avec toi <3 <3 et je ne peux m'empêcher de penser à ses loulou 🙁 courage

  12. C’est tellement vrai. Je l’ai compris quand j’ai perdu mon papa de cette maladie de M. Il m’a fallu quelques années pour passer aux actes et aujourd’hui le bonheur avec ceux que j’aime est bien plus important que les soucis matériels.
    Je vous envoi plein de courage. Encore beaucoup d’épreuves devant vous mais aussi beaucoup de bonheur à vivre pour elle et pour son mari et ses enfants. Tout mon soutient pour toute votre famille

  13. Ton article est très émouvant Jennifer.. J’ai beaucoup de mal à réaliser que nous pourrons plus la voir écrire sur sa page..
    C’est arrivée tellement vite… Ça me replonge dans le décès d’un grand ami qui a souffert toute sa vie à cause de sa maladie, mais qui avait une rage de vaincre, il profitait de la vie, il a fait des choses incroyables, il a passé la plus part du temps à l’hôpital, nous a fait pas mal de frayeur jusqu’à ce jour….
    On c’est dit que si on avait su…
    On est quand même trop con à vouloir toujours repoussé les choses, cest pour ça que j’essai au maximum de profiter de ma famille et de mes amies(s) de prendre le temps d’aller les voir même si on est qu’à 3h de route !… Des bisous à toi ma Jenn et aussi à toi Cynthia ❤️

  14. Roooooooooooo magnifique texte même si il est si triste. Emotion, larmes….
    Le final moralitaire est si vrai. Il faut profiter de chaque instant avec ceux qu’on aime.
    De gros bisous. <3

  15. Oui tu as tellement raison, tout pour basculer si vite.
    ici on a failli vivre un drame le jour de l’an : bébé a failli mourir. Alors depuis on a pris toutes sorts de décision, tant au niveau de notre vie que par rapport à la famille, car des regrets je n’en veux pas. On essaye de profiter de chaque instant comme on le peut.
    Bisous et plein de courage à toi et toute la famille.

  16. Coucou ma belle
    J ai lu ton article avec les larmes je t’avoue et c est bien vrai comme tu le dis pour toutes ces personnes qui pleurent pour la moindre petite chose alors qu’ils ne réalisent pas que ce qui est le plus important est la santé que rien ne peut acheter la santé!!! Qu’il faut à chaque instant profiter du moindre petit bonheur de faire d’un simple sourit toute une grande joie …. La souffrance, les maladies comme tu le sais je les connais fort bien … Et comme je te le dis toujours ne cesse jamais de lui parler de toi, des enfants, de la famille et même d’elle de tout et de n’importe quoi!!! de lui dire que tu l’aimes lis lui des livres, des poèmes, touche la elle t’écoute, te sens … Et quand tu n’es pas avec elle vit, vit à fonds de chaque instants… Je pense très fort à elle, à toi à vous tous … Courage ma belle

  17. Oui je sais…..
    On ne savoure le bonheur que quand celui-ci à disparu.

    Oui il faut profiter de nos êtres chers tant qu’ils sont là, en vie, près de nous

    C’est après un tel drame qu’on apprend à savourer la vie, à la comprendre et à se remettre en question. A relativiser.
    Bon courage, car je sais que cela fait mal.

  18. Trop triste, trop d émotions m envahissent en te lisant.
    Les mots me manquent et mes yeux s emplissent de larmes. Je suis de tout coeur avec toi

  19. Bonjour, je suis vraiment touchée par cet article, je sais ce que c’est de perdre un être cher et je ne le souhaite à personne, votre article me va droit au cœur, j’en avais les larmes au yeux rien que de le lire. Je vous souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve.

  20. coucou,
    je lis de temps en temps le blog, les larmes montent ..
    je en sais quoi dire hormis de trouver bcp denergie possitive dans ces mots : “profitez pour moi” …C’es très fort comme signification, quel beau sentiment

    plein de bisous réconfortant
    Aline altiro

  21. Quand les médecins nous ont annoncé que le cancer allait gagner, j’ai décidé de passer tout mon temps avec mon père, nous avons regardé toutes les photos de son enfance, tous les deux assis dans le lit à la maison (il était en hospitalisation à domicile).
    Je me souviens de ça et je me sens apaisée.
    J’espère que quelques souvenirs t’apaiseront aussi.
    <3

  22. Meme dans ses derniers moments,ta soeur a été une warrior et quelle preuve d’amour de vous dire de profiter.Tu as raison,on a souvent tendance a parfois se plaindre pour pas grand chose,mais faut profiter un maximum de la vie car on ne sait pas de quoi le lendemain sera fait.Plein plein de bisous

  23. J’ai entendu cette chanson à la télévision de la chanson de l’année et j’ai eu une pensée pour vous tous.
    Ton article me parle tellement. J’aimerais tellement avoir une bonne entente dans ma famille car le temps est précieux mais je me bats contre des moulins à vents. Donc malheureusement, je baisse les bras et cela me désole de le faire mais aussi de voir à coté de quoi je passe ainsi que ma famille.
    Bises.

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